Élections locales au Sénégal : El Malick Ndiaye défend une date fixe sans délai

élections locales au Sénégal : El Malick Ndiaye défend une date fixe sans délai

Les discussions autour du calendrier des prochaines élections locales au Sénégal s’intensifient. Après les déclarations d’Ousmane Sonko, c’est désormais El Malick Ndiaye qui monte au créneau pour exiger le respect des échéances électorales. Lors d’un meeting à Linguère, dans le cadre de la mobilisation pour la vente des cartes de membre de Pastef, l’ancien président de l’Assemblée nationale a clairement affiché son opposition à tout report du scrutin.

El Malick Ndiaye a souligné l’importance de la dynamique actuelle autour des adhésions au parti, une mobilisation qu’il considère comme un indicateur fort de l’engagement citoyen. « Ce sont nos opérations de vente de cartes de membre qui sont en train de secouer le pays, dans le bon sens. Partout dans le pays, les gens courent pour aller acheter des cartes de membre de Pastef. Et peut-être que cela pourrait avoir un impact sur la date des prochaines élections », a-t-il expliqué.

Un avertissement sans ambiguïté sur le report des élections

L’ancien président de l’Assemblée nationale n’a pas mâché ses mots pour écarter toute possibilité de report. « Personne ne peut les repousser. “Beug beuré, bagn beuré” (il y aura combat, qu’ils le veuillent ou pas) », a-t-il lancé, martelant ainsi la fermeté de sa position. Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte où les interrogations sur la date des élections locales persistent, alimentant les tensions au sein de la classe politique.

Des déclarations qui s’ajoutent à la pression politique

Les propos d’El Malick Ndiaye font écho à ceux d’Ousmane Sonko, qui avait lui aussi interpellé le président Bassirou Diomaye Faye sur la nécessité de fixer la date du scrutin. Le président de Pastef avait alors rappelé que la décision relevait des prérogatives présidentielles, évoquant la possibilité de prendre un décret pour organiser les élections locales sans délai. « Prendre un décret pour limoger Fadilou Keïta, Waly Diouf Bodiang et Cie, c’est dans ses prérogatives, personne n’en disconvient. Mais c’est de la même manière qu’il doit prendre un décret pour fixer la date de l’élection. Ce sont tous de simples décrets », avait-il argumenté.

Ces prises de position successives renforcent la pression sur le pouvoir exécutif pour clarifier rapidement le calendrier électoral. Alors que la classe politique sénégalaise scrute chaque déclaration, l’enjeu dépasse désormais le simple cadre des élections locales pour toucher à la crédibilité du processus démocratique.

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