Drame sur l’axe Bamako-Kayes : une mine fauche des vies civiles

Drame sur l’axe Bamako-Kayes : une mine fauche des vies civiles

Une explosion dévastatrice a frappé la route reliant Bamako à Kayes, dans l’ouest du Mali, entraînant la mort de huit personnes et faisant quarante-deux blessés. L’incident, survenu sur un axe routier fréquemment ciblé par des violences, a visé un autocar transportant des civils, selon des informations émanant du secteur du transport routier malien.

Credit Photo : DT

Le lundi dernier, un engin explosif a brutalement mis fin à la vie de huit individus et causé des blessures à quarante-deux autres, alors qu’un autocar de transport civil circulait sur la liaison stratégique entre Bamako et Kayes. Ce corridor routier, vital pour l’ouest du Mali, est malheureusement connu pour sa vulnérabilité face aux attaques armées et aux engins explosifs improvisés.

Mamadou Kassambara, porte-parole du syndicat national des chauffeurs, a confirmé le lendemain le lourd bilan humain, soulignant que les victimes étaient des passagers civils à bord du véhicule. Parallèlement, Africa Corps, le groupe paramilitaire russe opérant au Mali, a communiqué via les réseaux sociaux un bilan légèrement différent, mentionnant cinq décès et plus d’une dizaine de blessés. Cette entité a explicitement attribué la responsabilité de cette attaque au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), une organisation affiliée à Al-Qaïda.

La région où s’est produite cette tragédie demeure un point chaud, régulièrement le théâtre d’assauts armés et d’explosions de mines. Il est à noter qu’en avril, le GSIM avait déjà mené des opérations coordonnées avec un mouvement rebelle majoritairement touareg, accentuant l’insécurité dans cette partie du territoire malien.

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