Diplomatie française et silence après la présidentielle camerounaise

Politique

diplomatie française et silence après la présidentielle camerounaise

Sylvain Riquier, ambassadeur de France au Cameroun, a livré son analyse sur la position de Paris après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle d’octobre 2025.

le changement de cap de la France après l’élection présidentielle de 2025

Contrairement aux habitudes des années précédentes, comme en 2018, l’Élysée n’a pas publié de lettre de félicitations à l’issue de la présidentielle camerounaise d’octobre 2025. Cette absence de communication officielle a suscité des interrogations sur les relations entre Yaoundé et Paris.

Invité dans l’émission La Vérité en face, Sylvain Riquier a abordé ce sujet délicat avec prudence. Le diplomate a souligné que la France privilégie désormais une approche mesurée, basée sur la continuité des échanges plutôt que sur des gestes symboliques immédiats.

Yaoundé-Paris : une coopération qui persiste malgré tout

Face aux questions sur ce silence diplomatique, Sylvain Riquier a tenu à rassurer : « Je ne crois pas avoir vu de lettre publique. Vous l’auriez vu également », a-t-il déclaré. Il a ensuite ajouté que les relations entre les deux capitales restent solides, malgré l’absence de félicitations officielles.

« Yaoundé et Paris, c’est le bon filon », a-t-il lancé pour illustrer la qualité des liens entre les deux pays. Le diplomate a rappelé que la coopération bilatérale se poursuit activement, avec des échanges réguliers entre les autorités des deux États.

les relations franco-camerounaises au-delà des symboles

L’ambassadeur a précisé que l’absence de lettre publique ne remet pas en cause la solidité des relations franco-camerounaises. « Il n’y a pas eu de lettre publique à ce moment-là. Voilà », a-t-il résumé sobrement. Il a également mentionné que les échanges entre les deux pays se maintiennent, notamment à travers des correspondances officielles lors des fêtes nationales.

« Il n’y a pas de point de vue de doute. S’il n’y a pas eu de lettre, cela n’empêche pas qu’il y ait des relations normales entre nos deux États, entre les deux gouvernements et les deux présidents », a-t-il conclu, confirmant que la coopération franco-camerounaise reste une priorité pour Paris.

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