Roberto De Zerbi a fermement averti son effectif de Tottenham : la survie en Premier League est encore loin d’être acquise. Malgré une avance comptable sur leurs concurrents directs, l’entraîneur italien refuse de crier victoire avant un derby londonien qui s’annonce électrique et décisif pour l’avenir du club.
Le spectre de la relégation plane encore
Pour valider officiellement son maintien dans l’élite, Tottenham n’a théoriquement besoin que d’un petit point lors de son déplacement sur la pelouse de Chelsea ce mardi. La défaite récente de West Ham face à Newcastle a offert un bol d’air aux Spurs, qui possèdent désormais deux longueurs d’avance sur les Hammers, un match en retard et une différence de buts avantageuse. Pourtant, pour De Zerbi, l’heure n’est pas aux calculs ni aux préparatifs estivaux.
« Nous ne pouvons pas ignorer d’où nous venons. Le maintien n’est pas encore validé », a martelé le technicien. Il insiste sur la nécessité de rester totalement investi sur le rectangle vert : « Il faut se battre et produire un football de haut niveau. Une fois que nous aurons ce point crucial en Premier League, nous pourrons discuter de l’avenir, mais pour l’instant, seule la lutte compte. »
Un dilemme entre les poteaux à Stamford Bridge
À l’approche de ce duel, une question brûle les lèvres des observateurs : qui gardera les buts des Spurs ? Le titulaire habituel, Guglielmo Vicario, est de nouveau opérationnel après avoir soigné une hernie. Cependant, durant sa convalescence, le jeune Antonin Kinsky a multiplié les prestations de haute volée, semant le doute dans l’esprit de son coach.
Interrogé sur cette concurrence, De Zerbi a préféré entretenir le mystère : « Vicario est prêt, mais je trancherai au dernier moment. C’est un choix de luxe. Guglielmo est notre numéro un, mais la forme actuelle et la dynamique du groupe entrent en ligne de compte. Ma relation avec Antonin Kinsky est tout aussi excellente, et peu importe la décision, elle sera acceptée pour le bien de l’équipe. »
L’infirmerie et le retour progressif de Maddison
Si Dominic Solanke doit renoncer à cause d’une blessure aux ischio-jambiers, une lueur d’espoir entoure James Maddison. Le maître à jouer, dont l’absence a duré plus d’un an, a ressenti une alerte physique récemment mais devrait intégrer le groupe pour affronter les Blues.
L’entraîneur a précisé la situation de son meneur : « James a repris l’entraînement collectif après une petite gêne en début de semaine. Il n’a pas encore 90 minutes dans les jambes, nous ferons un point définitif demain matin. » Par ailleurs, De Zerbi n’a pas tari d’éloges sur Cristian Romero, soulignant son leadership exemplaire en tant que capitaine, même lorsqu’il était éloigné des terrains.
Le défi historique de Stamford Bridge
L’histoire ne plaide pas en faveur des Spurs : le club n’a décroché qu’un seul succès lors de ses 35 dernières apparitions en championnat sur les terres de Chelsea. Ce déplacement reste l’un des plus périlleux de la saison, un constat partagé par le manager italien.
« Stamford Bridge est une forteresse. Chelsea y a construit sa légende ces trois dernières décennies. C’est un environnement intimidant, mais demain, nous écrivons une nouvelle page », a conclu De Zerbi, bien décidé à briser la malédiction pour assurer l’avenir de Tottenham.