De 1867 à l’OHADA : le point de rupture provoqué par Bakari Traoré dans le droit des affaires ouest-africain

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Une alerte à la fin des années 1990 : le point de départ du basculement

Tout s’est joué sur un constat que plus personne ne pouvait ignorer. À la fin des années 1990, Bakari Traoré, docteur en droit des affaires et en droit économique, porte à l’attention de son ministre une réalité gênante : les textes qui encadraient les sociétés commerciales étaient devenus profondément inadaptés, remontant pour certains à 1867 et à 1925, dans la droite ligne de l’héritage colonial. Cette alerte a fait office de détonateur.

Des lois de 1867 et 1925 au grand chantier de l’OHADA

Quand un signalement national se mue en réforme régionale

De ce diagnostic naît un chantier qui ne tarde pas à dépasser les frontières d’un seul pays : la réforme de l’OHADA, conçue comme la réponse collective à une obsolescence devenue intenable. Le basculement est là : ce qui relevait d’une urgence nationale s’est transformé en tournant juridique pour toute l’Afrique de l’Ouest.

Trois décennies à bâtir les fondations du cadre des affaires

Juriste d’affaires et fiscaliste, avocat, consultant en gouvernance, en RSE et en éthique, cet Ivoirien a consacré trente années à poser, pierre après pierre, les fondations du cadre des affaires en Afrique de l’Ouest. Son influence se mesure moins aux titres qu’aux traces laissées au sein des organisations qu’il a accompagnées.

Une empreinte qui se lit dans la durée

Là où d’autres occupent le devant de la scène, il a choisi le travail de fond : faire bouger les règles pour que les entreprises évoluent dans un environnement juridique enfin cohérent. C’est précisément ce basculement, enclenché à la fin des années 1990, qui donne à son parcours une portée qui dépasse largement le seul cadre national.

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