Une pratique barbare dénoncée par les autorités ivoiriennes
Dans la nuit du mardi 30 juin 2026, cinq fillettes âgées de trois à neuf ans ont été victimes d’excision au quartier Dioulakro, dans le village de Kangandi, situé sur le territoire de la commune de Bongouanou. Selon le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, cette pratique a engendré des hémorragies sévères, des rétentions urinaires et des traumatismes psychologiques profonds chez les mineures concernées.
Des secours immédiats pour protéger les victimes
Alertées par un signalement anonyme, les autorités locales ont réagi sans délai. Les équipes de la direction régionale de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, accompagnées du service de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse ainsi que du commissariat de Bongouanou, sont intervenues pour soustraire ces enfants à leur bourreau. Rapidement pris en charge à l’Établissement public hospitalier départemental (EPHD) de Bongouanou, les cinq fillettes ont ensuite été confiées à un centre spécialisé sous la supervision du ministère. Un accompagnement médical, psychologique et social leur est désormais prodigué dans un cadre sécurisé.
Deux suspects arrêtés, la justice à l’œuvre
Dès l’intervention des forces de l’ordre, deux individus ont été interpellés. Les investigations se poursuivent afin d’identifier et de traduire en justice l’ensemble des responsables et complices de cet acte odieux. Le ministère rappelle avec fermeté que l’excision constitue une infraction grave, passible de sanctions pénales lourdes en vertu de la législation ivoirienne.
Un engagement national renforcé contre les violences faites aux femmes
Cette ferme condamnation s’inscrit dans la continuité des actions menées par les autorités pour éradiquer les violences basées sur le genre (VBG). Le 13 juin 2026, la Première dame Dominique Ouattara a réitéré les engagements du pays en faveur de la protection des droits des femmes et des filles. Face à la persistance de ce fléau, les pouvoirs publics exhortent la population à signaler sans délai toute tentative ou acte de mutilation génitale.