Comment le Jnim instrumentalise les orpailleurs chinois pour financer ses activités au Mali

Au Mali, les jihadistes du Jnim imposent leur mainmise sur les ressources aurifères. © JINM

Au cœur des zones minières du Mali, une dynamique d’extorsion inquiétante s’est installée. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) a mis en place une stratégie de financement efficace en ciblant directement les exploitants étrangers, particulièrement les orpailleurs venus de Chine.

Le racket organisé des ressources minières

L’or constitue une manne financière cruciale pour les groupes armés opérant dans le Sahel. Au Mali, le Jnim exerce une pression constante sur les sites d’extraction. Les mineurs chinois, très présents dans le secteur de l’orpaillage, se retrouvent contraints de verser des sommes importantes pour pouvoir continuer leurs activités ou garantir leur sécurité relative.

Un financement direct pour les opérations armées

Ces fonds, obtenus par le biais de rançons ou de taxes imposées illégalement, servent de moteur aux capacités opérationnelles du groupe. Cet argent permet l’acquisition de matériel logistique, d’armement et le maintien des réseaux d’influence à travers le territoire malien. La mainmise sur les ressources aurifères transforme ainsi l’économie locale en un levier stratégique pour la pérennité des attaques armées.

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