L’attente se prolonge au sommet de l’État à Yaoundé. Alors que les spéculations sur une restructuration de l’équipe ministérielle s’intensifient, le remaniement gouvernemental au Cameroun semble suspendu à la finalisation de plusieurs chantiers stratégiques gérés dans la plus grande discrétion.
Des enjeux de pouvoir au cœur de la présidence
Le président Paul Biya, entouré de ses plus proches collaborateurs, notamment Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général à la présidence, et Samuel Mvondo Ayolo, directeur du cabinet civil, maintient le cap sur des dossiers prioritaires. Ces chantiers secrets, dont la résolution semble impérative avant tout mouvement d’envergure, constituent le principal frein à la nomination d’un nouveau gouvernement.
Dans les cercles du pouvoir, l’arbitrage du chef de l’État est scruté de près. La nécessité de mener à bien ces missions confidentielles impose un calendrier qui échappe aux prévisions habituelles. Tant que ces équilibres et ces projets ne seront pas stabilisés, la composition de la future équipe ministérielle restera un sujet de spéculation dans les salons de la capitale.
Cette situation souligne la volonté de la présidence de ne rien précipiter, privilégiant la continuité des dossiers en cours sur l’urgence d’un renouvellement politique. Le remaniement, bien qu’attendu, demeure tributaire de l’agenda présidentiel et de l’avancement de ces chantiers de l’ombre.