Bilan de l’action gouvernementale au Tchad : une évaluation technique lancée à N’Djaména

Le Secrétariat Général du Gouvernement a donné le coup d’envoi, ce mardi 2 juin, d’une session de travail déterminante pour la suite du quinquennat présidentiel. Réunis à l’hôtel Radisson Blu de N’Djaména, les experts participent jusqu’au 5 juin 2026 à un atelier de validation technique portant sur le rapport biennal de mise en œuvre du programme politique national.

Tchad : le gouvernement évalue le bilan biennal du programme du chef de l'État

Un examen rigoureux des engagements de l’État

Lors de l’ouverture officielle, Dr Ramatou Mahamat Outouin, ministre secrétaire générale du gouvernement, a précisé la portée de cet exercice couvrant la période de mai 2024 à mai 2026. Selon elle, cette rencontre dépasse le simple cadre administratif pour devenir un véritable baromètre des engagements pris devant le peuple du Tchad. L’objectif est clair : mesurer avec précision le chemin parcouru dans la réalisation des promesses gouvernementales.

Cette démarche s’inscrit directement dans la vision du Président Mahamat Idriss Déby Itno. Ce dernier prône une mutation profonde de l’action publique, centrée sur les besoins immédiats des citoyens et une gestion transparente des affaires de l’État. Le renforcement de la confiance entre la population et les institutions demeure le pilier central de cette stratégie de développement.

Transparence et redevabilité au cœur des échanges

Dr Ramatou Mahamat Outouin a tenu à saluer le travail de fond réalisé par les services techniques. Elle a rappelé que derrière les statistiques et les indicateurs de performance se cache un labeur humain constant. Si l’exercice de redevabilité est exigeant, il est jugé indispensable pour identifier les réussites et rectifier les trajectoires là où des obstacles persistent.

« L’idée n’est pas de se congratuler, mais d’analyser », a martelé la ministre. Les discussions doivent permettre de comprendre comment les politiques publiques impactent concrètement le quotidien des agriculteurs, des enseignants ou encore des entrepreneurs tchadiens. En insistant sur la dimension humaine de ce rapport, elle a invité les participants à une analyse sans concession pour que le document final reflète fidèlement la réalité du terrain et les défis qu’il reste à relever pour le Tchad.

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