Benjamin Ngongang fustige l’absentéisme prolongé du président camerounais

Benjamin Ngongang dénonce la gestion à distance du Cameroun par le président

Le Cameroun fait face à une situation politique inédite qui suscite de vives critiques. Benjamin Ngongang, analyste camerounais spécialisé dans les questions de gouvernance, a récemment pointé du doigt l’absentéisme répété du chef de l’État en poste. Selon lui, cette pratique remet en cause les fondements mêmes de la démocratie et de la représentation nationale.

Un record d’absence qui interroge

Lors d’une intervention télévisée, l’expert a souligné que le président camerounais cumule actuellement 49 jours de séjour à l’étranger depuis son départ le 7 juin. Un bilan qui, selon Ngongang, dépasse largement les précédents records d’absence enregistrés sous son mandat. « Le président de la République n’est pas élu pour gouverner à l’étranger. Même les députés de la majorité devraient s’inquiéter d’une telle situation », a-t-il déclaré avec fermeté.

L’analyste a rappelé que cette durée exceptionnelle contraste avec les pratiques observées dans d’autres nations confrontées à des crises majeures. « Aucun autre pays au monde ne tolère une telle absence de son dirigeant, qu’elle soit pour des raisons personnelles ou professionnelles », a-t-il affirmé. Cette prise de position intervient alors que le Cameroun traverse des défis socio-économiques persistants.

Une gouvernance à distance critiquée

Benjamin Ngongang a également mis en lumière l’impact de cette absence prolongée sur la gestion quotidienne du pays. Il a souligné que les visites de terrain, pourtant essentielles pour évaluer les besoins des populations, se font de plus en plus rares. « Les Camerounais méritent mieux qu’une gouvernance à distance. Le président doit être présent sur le terrain pour comprendre les réalités du pays », a-t-il insisté.

L’analyste a comparé la situation actuelle à celle d’autres dirigeants mondiaux, notant que même dans des contextes de crise, ces derniers privilégient des séjours brefs et ciblés à l’étranger. Il a conclu en appelant les autorités compétentes à agir pour remédier à cette situation.

Retour en haut