À Cotonou, la chambre haute du Parlement béninois a franchi une étape décisive. Ce mardi 15 septembre 2026, les sénateurs ont siégé pour la toute première fois en séance plénière officielle, dans un siège provisoire aménagé pour l’occasion. Une réunion fondatrice, présidée par Patrice Talon, président du Sénat, qui a rassemblé les élus autour des questions organisationnelles essentielles au démarrage de l’institution.
Un ordre du jour tourné vers la structuration interne
La séance inaugurale avait un objectif clair : poser les bases administratives et financières du Sénat. Au cœur des échanges, l’examen et l’adoption du règlement administratif et financier de la chambre haute. Ce document structurant doit définir les règles de gouvernance interne, préciser les modalités de gestion des ressources et préparer l’installation officielle du Secrétariat général.
Cette étape intervient après la mission transitoire confiée le 8 septembre dernier à l’administrateur Édouard Ouin-Ouro, chargé de piloter les premiers pas de l’institution. Avec l’adoption de ce règlement, le Sénat entend passer d’une phase provisoire à un fonctionnement pleinement opérationnel.
Deux absences de poids pour raisons de santé
Si la réunion a mobilisé les sénateurs autour de Patrice Talon, elle a toutefois été marquée par l’absence de deux personnalités de premier plan. Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi, anciens présidents de la République et membres de droit de la haute assemblée, n’ont pas pris part aux délibérations. Leur absence, motivée par des raisons de santé, n’a pas manqué de retenir l’attention.
Malgré ces défections, la séance a permis d’enclencher le processus de mise en place du Sénat béninois, une institution appelée à jouer un rôle clé dans l’architecture parlementaire du pays.