Baleine : SOCAR sécurise 10 % du capital, Eni reste à 37,25 %

Eni a bouclé, mercredi 16 septembre, la cession de 10 % du projet pétrolier et gazier Baleine, en Côte d’Ivoire, au profit de la compagnie azerbaïdjanaise SOCAR. À l’issue de l’opération, Eni détient 37,25 % du projet et demeure le premier actionnaire du gisement offshore ivoirien.

La nouvelle répartition du capital sur Baleine

La recomposition du tour de table est désormais figée. Quatre partenaires se partagent le projet, avec des positions clairement établies :

  • Eni : 37,25 %
  • Vitol : 30 %
  • Petroci : 22,75 %
  • SOCAR : 10 %

Cette répartition traduit la volonté d’Eni de conserver la mainmise opérationnelle sur Baleine tout en ouvrant le capital à un acteur étranger supplémentaire.

Une première pour SOCAR sur le continent

Avec cette transaction, le groupe azerbaïdjanais fait son entrée dans le secteur amont pétrolier et gazier africain. L’accord de cession avait été paraphé avec Eni le 22 janvier 2026, sa concrétisation restant suspendue aux autorisations réglementaires et aux conditions habituelles de ce type d’opération. Ces verrous sont aujourd’hui levés.

Un accord signé en début d’année

Entre la signature de janvier et la finalisation de septembre, la cession a donc suivi le parcours classique d’une opération d’amont, ponctué de validations administratives. Le calendrier a été respecté jusqu’au transfert effectif des parts.

Baleine : ce que produit le champ aujourd’hui

Grâce à ses deux premières phases, Baleine livre actuellement plus de 57 000 barils de pétrole par jour et plus de 78 millions de pieds cubes de gaz quotidiennement. Des volumes qui installent le gisement parmi les actifs majeurs de l’offshore ivoirien.

Phase 3 : l’objectif de 150 000 barils par jour

Eni anticipe une montée en puissance supplémentaire avec une troisième phase. À terme, la production du champ devrait atteindre 150 000 barils de pétrole et 200 millions de pieds cubes de gaz par jour, soit près du triple des volumes actuels pour le brut.

Un gisement découvert en 2021, productif depuis 2023

Découvert en 2021, le gisement offshore Baleine a démarré sa production en 2023. Présente en Côte d’Ivoire depuis 2015, Eni présente ce projet comme son premier développement dans le pays et comme le principal chantier offshore ivoirien. L’arrivée de SOCAR à hauteur de 10 % intervient donc au moment où le champ aborde son passage à l’échelle industrielle supérieure.

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