Au sommet Fii à Rome, le Togo milite pour un pacte Afrique-Europe renforcé

Le sommet FII Priority Europe 2026 se tient à Rome du 17 au 19 juin. En tant qu’invité d’honneur, Faure Gnassingbé, chef de l’exécutif togolais, a défendu un partenariat économique renouvelé entre l’Afrique et l’Europe. Ce forum, axé sur la compétitivité européenne, a permis au président du Conseil de promouvoir le rôle du Togo comme plateforme logistique régionale dans la transformation des chaînes de valeur mondiales.

Faure Gnassingbé invité d’honneur du sommet Fii Priority Europe

C’est dans les salons du Waldorf Astoria Rome Cavalieri que Faure Essozimna Gnassingbé a pris part, mercredi 17 juin 2026, aux travaux du sommet FII Priority Europe. Arrivé la veille dans la capitale italienne, le chef de l’exécutif togolais participe à l’invitation de Yasir ben Othman Al-Rumayyan, gouverneur du Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF) et président du FII Institute.

Réunissant chefs d’État, investisseurs et décideurs économiques autour du thème « L’Europe réinventée : capital, souveraineté et autonomie stratégique », ce sommet examine les mécanismes de financement de la réindustrialisation, la résilience des chaînes d’approvisionnement et la transformation du travail dans une économie marquée par l’intelligence artificielle. Selon les chiffres mis en avant par les organisateurs, la croissance de la zone euro est projetée autour de 1,2 % en 2026, tandis que le potentiel d’investissements privés supplémentaires que pourrait mobiliser le continent sur dix ans est évalué à près de 800 milliards d’euros.

Partenariat Afrique-Europe : le Togo mise sur l’attractivité de ses investissements

Dans son intervention, le chef de l’exécutif a insisté sur les perspectives qu’ouvre, selon lui, le partenariat économique entre l’Afrique et l’Europe. Porté par certaines des croissances les plus dynamiques de la planète, le continent africain constituerait désormais un terrain privilégié pour les flux d’investissement, le développement des infrastructures de connectivité et de logistique, ainsi que pour l’approfondissement de l’intégration régionale.

Le Togo, a-t-il ajouté, entend prendre toute sa part dans cette dynamique en s’appuyant sur sa position de plateforme logistique régionale. Lomé met en avant les performances de son Port autonome, le développement de zones industrielles intégrées et les réformes conduites pour améliorer le climat des affaires, avec l’objectif déclaré de capter davantage d’investissements directs étrangers (IDE) et de renforcer les corridors reliant le pays à son arrière-pays.

« Porte d’entrée naturelle vers l’hinterland ouest-africain, au service d’une croissance partagée », a déclaré Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil du Togo.

Connectivité régionale : une offensive diplomatique et économique pour Lomé

Ce déplacement à Rome s’inscrit dans une semaine chargée pour la diplomatie économique togolaise. En effet, trois jours plus tôt, le président du Conseil avait présidé à Lomé l’ouverture de la première Convention et Exposition africaines du transport aérien. Cette succession d’initiatives illustre la volonté du gouvernement togolais de faire de la connectivité — portuaire, aérienne et numérique — un axe central de sa stratégie de développement national.

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