Attaques en Burkina Faso : au moins 22 militaires et civils tués cette semaine
Les récentes attaques de groupes jihadistes dans le nord du Burkina Faso ont fait au moins 22 victimes, dont des militaires et des supplétifs civils, selon des sources sécuritaires. La junte militaire du capitaine Ibrahim Traoré a intensifié ses opérations de riposte face à cette situation alarmante qui perdure depuis plusieurs années.
Des attaques ont visé la base d’un des BIR (Bataillon d’intervention rapide) à Di, près de Dédougou, et un poste militaire à Séguénéga, localité située près de Kaya, dans le centre-nord. Les groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique ont revendiqué plusieurs attaques contre des positions de l’armée burkinabè.
Rupture diplomatique
Le régime militaire, autoritaire et souverainiste du Burkina Faso ne communique plus depuis plusieurs années le nombre de soldats tués lors des attaques. Il avance parfois les bilans de ses ripostes, que l’AFP ne peut pas vérifier de sources indépendantes.
La rupture de ses relations diplomatiques avec la France a été utilisée pour expliquer ces décisions.