Une vision élargie de la menace sécuritaire au Mali
À l’occasion de la fête de l’Aïd el-Kébir, le général d’armée Assimi Goïta a marqué les esprits par une déclaration politique majeure depuis le palais de Koulouba. Devant un parterre de dignitaires, incluant le Premier ministre et le président du Conseil national de Transition, le chef de l’État malien a officiellement intégré les pressions médiatiques, économiques et diplomatiques dans sa définition du terrorisme.
Une célébration sous haute surveillance à Koulouba
Contrairement à la tradition qui veut que la prière se déroule à la grande mosquée de Bagadadji, la cérémonie s’est tenue cette année dans l’enceinte sécurisée du palais présidentiel à Bamako. Ce changement de lieu, dicté par des impératifs de sécurité, n’a pas empêché l’imam Mahmoud Touré de diriger l’office. Ce dernier a profité de ce moment de recueillement pour appeler à la stabilité et à la concorde nationale au Mali.
La lutte contre le « terrorisme multiforme »
Lors de son intervention devant la presse, Assimi Goïta a souligné que le pays fait face à des agressions qui dépassent désormais le simple cadre des affrontements armés. Il a dénoncé des tentatives de déstabilisation via des récits médiatiques tronqués et des ingérences politiques étrangères. Pour le président de la Transition, ces manœuvres visent à saper la souveraineté malienne, mais il a assuré que la détermination du peuple reste inébranlable face à ces défis.
Le général a réitéré son soutien indéfectible aux Forces armées maliennes (FAMA) et à leurs alliés. Il a affirmé que l’objectif demeure la sécurisation intégrale du territoire national, tout en rappelant le caractère prioritaire du projet de refondation, le Mali Kura.
Poursuite des opérations militaires sur le terrain
Ce discours intervient dans un climat de tension, un mois après les attaques coordonnées du GSIM et du FLA qui ont coûté la vie au ministre de la Défense, Sadio Camara. En réponse, les autorités maintiennent une pression constante sur les groupes armés. Des offensives terrestres et aériennes, appuyées par le Corps africain, sont actuellement menées dans plusieurs zones stratégiques, notamment vers Ségou, Kidal et Ménaka, afin de restaurer l’autorité de l’État.