Un coup dur porté aux groupes jihadistes dans le Nord-Est
L’armée nigériane a annoncé avoir neutralisé plus de 1 100 combattants de Boko Haram et de l’ISWAP depuis avril 2025. Selon les données officielles, 1 106 insurgés ont été éliminés lors d’opérations ciblées dans les bastions de la forêt de Sambisa, des monts Mandara et des rives du lac Tchad. Ces actions ont également permis la libération de 638 civils, dont des femmes et des enfants enlevés par les groupes armés.
Un arsenal militaire saisi et des réseaux logistiques démantelés
Les forces armées nigérianes ont récupéré 475 armes à feu, allant des fusils d’assaut aux armes lourdes, ainsi qu’un stock important de munitions. Par ailleurs, 295 engins explosifs improvisés (EEI) ont été neutralisés, réduisant ainsi une menace majeure pour les populations et les troupes.
Les services de renseignement ont également mené une série d’opérations contre les réseaux de soutien aux insurgés. Résultat : 758 individus présumés complices ou logisticiens ont été arrêtés, paralysant ainsi une partie de la logistique des groupes jihadistes.
La vague de redditions s’amplifie
La pression militaire soutenue a entraîné une augmentation significative des désertions. Depuis le début des offensives, 969 personnes, incluant des combattants actifs et leurs familles, ont abandonné les rangs des groupes armés. Ces individus sont désormais pris en charge par les programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) mis en place par le gouvernement.
Un bilan humanitaire marqué par la libération des otages
Parmi les 638 civils libérés, nombreux sont ceux qui avaient été enlevés lors de raids ciblant des villages isolés. Ces rescapés bénéficient désormais d’une prise en charge médicale et psychologique avant leur réintégration auprès de leurs communautés ou d’organisations humanitaires.
Une situation sécuritaire encore fragile malgré les avancées
Malgré ces résultats encourageants, le conflit, qui dure depuis 2009, a déjà fait plus de 40 000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes. L’ISWAP, bien que fragilisé, maintient une capacité opérationnelle grâce à des tactiques d’embuscade et à l’utilisation d’engins explosifs. Le nouveau commandement de l’opération HADIN KAI doit désormais consolider ces gains militaires et assurer la sécurité des zones libérées pour permettre le retour des déplacés.