Argentine-suisse : l’albiceleste peut-il encore impressionner ce dimanche ?

Coupe du Monde 2026

Argentine-Suisse : l’Albiceleste peut-il encore impressionner ce dimanche ?

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Ce dimanche à 3h, l’Argentine affronte la Suisse en quart de finale de la Coupe du monde 2026. Après des parcours semés d’embûches, l’Albiceleste peut-elle confirmer sa réputation d’équipe invincible malgré des matchs étriqués ?

L’Argentine a frôlé l’élimination à plusieurs reprises lors de cette édition. En seizièmes de finale, elle a dû s’arracher les cheveux face au Cap-Vert (victoire 3-2). En huitièmes, elle a été menée 2-0 par l’Égypte avant de renverser la vapeur dans les dernières minutes (3-2). Ces performances illustrent une solidité mentale hors norme, devenue la signature des champions du monde en titre.

Le 11 juillet à Atlanta, à la 79e minute, l’Argentine était menée 2-0 par l’Égypte. Lionel Messi, à quelques minutes de clore son histoire avec la Coupe du monde, a offert une lueur d’espoir en centrant pour Cristian Romero. Le ballon a atterri sur la tête de Shobeir, qui a égalisé à la 83e minute. Puis, dans le temps additionnel (90e+3), Enzo Fernandez a scellé la victoire d’une tête triomphale. Messi, en larmes, symbolisait l’acharnement de son équipe.

« Très peu d’équipes parviennent à renverser un résultat aussi délicat : penalty raté par Messi, occasions manquées, arrêts décisifs du gardien égyptien… », s’émerveille Jérôme Rothen. Trois jours plus tôt, contre le Cap-Vert, l’Argentine avait déjà frôlé la catastrophe. Menée à deux reprises, elle a finalement triomphé en prolongations (3-2) contre une équipe classée 64e au classement FIFA.

Inconstante en jeu mais invaincue en 2026, l’Argentine doit sa résilience à une mentalité d’acier. « Ce groupe possède une personnalité et un tempérament exceptionnels, c’est leur force majeure », analyse Jérôme Rothen. Franck Leboeuf, champion du monde 1998, souligne leur solidarité : « Cette cohésion peut faire la différence contre n’importe quelle équipe ».

La garra, cette force invisible qui anime l’Argentine

La « garra » – cette ténacité qui pousse à combattre jusqu’au bout – est devenue l’ADN de l’Albiceleste. Les supporters et les médias argentins en font l’éloge. Le quotidien sportif Olé résume cette philosophie : « La résilience ne s’achète pas, elle se vit. L’Argentine souffre, se bat, et ne renonce jamais ».

Souleymane Diawara, ancien international sénégalais et consultant, tempère cet enthousiasme : « Une équipe visant un doublé doit affronter des nations plus redoutables que le Cap-Vert ou l’Égypte. L’Argentine reste vulnérable face aux grandes équipes ». Pour Éric Di Meco, ancien défenseur, la Suisse ne représente pas un obstacle majeur : « Leur parcours est ouvert jusqu’à la finale. Ce n’est pas la formation que je préfère, mais leur méthode porte ses fruits. Ils n’ont aucune raison de changer ». Preuve de leur endurance : l’Argentine détient le record de matchs en prolongations en Coupe du monde (12), avec dix victoires à la clé.

Une équipe plus redoutable qu’en 2022 ?

Le titre mondial au Qatar en 2022 s’est bâti sur des victoires étriquées. Hormis Angel Di Maria, parti à la retraite, le noyau dur de l’équipe championne est toujours en place. « Dès les premiers matchs, je me suis dit que leur niveau était comparable à celui de 2022 », confie Franck Leboeuf. Jérôme Rothen et Éric Di Meco vont plus loin : selon eux, l’Albiceleste est « plus forte qu’au Qatar il y a quatre ans ».

Cette progression s’explique par l’expérience accumulée et la forme des leaders. « Messi est plus performant qu’en 2022 », estime Di Meco. Avec huit buts déjà inscrits, l’Argentine a marqué à chaque match. Pourtant, Souleymane Diawara met en garde : « Messi ne peut pas sauver l’équipe indéfiniment. Le jour où il sera neutralisé, le groupe pourrait vaciller ». Malgré cela, le rêve d’un deuxième titre consécutif anime tout un pays.

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