Apaisement des tensions frontalières entre la Centrafrique et le Cameroun

Le dialogue a été la voie privilégiée pour préserver la coopération et la stabilité le long de cette frontière commune. Des images, largement diffusées sur les réseaux sociaux, ont montré deux gendarmes camerounais, armés de kalachnikovs, opérant dans le village de Gasol, situé en territoire centrafricain.

Ces deux hommes, filmés par les habitants, faisaient l’objet d’accusations de racket. Alertée par la population, une unité des Forces armées centrafricaines (FACA), déployée dans la zone, est intervenue promptement pour mettre fin à leur progression.

Jugeant cette présence comme une transgression de la souveraineté nationale, les militaires centrafricains ont désarmé les deux gendarmes, avant de les transférer au commissariat de Beloko, à proximité de la frontière avec le Cameroun.

Une Réunion diplomatique de haut niveau

Mardi, une réunion d’envergure a rassemblé les autorités des deux pays. L’incident a été résolu dans un climat d’apaisement. Bangui et Yaoundé ont réaffirmé leur engagement indéfectible à respecter la souveraineté de chaque État.

Les armes saisies ont été restituées à la gendarmerie camerounaise. Parallèlement, un comité de suivi a été mis en place pour garantir le règlement complet de cette affaire.

Il convient de rappeler que depuis plusieurs décennies, des Centrafricains dénoncent une occupation illégale de certaines portions de la zone frontalière par le Cameroun, une allégation que Yaoundé continue de contester fermement.

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