Améliorer le système de santé au Mali, les pistes concrètes

Le système de santé au Mali fait face à des défis majeurs, notamment depuis la crise sécuritaire de 2012. L’accès aux soins reste inégal, touchant particulièrement les populations les plus vulnérables : les enfants en bas âge, les femmes enceintes et les victimes de conflits. Face à cette situation, les autorités maliennes ont lancé une initiative ambitieuse : le premier Mois de la santé, couplé à un renforcement de la protection sociale.

Cette démarche vise à réduire les inégalités d’accès aux services médicaux et à améliorer la santé des populations, malgré un contexte sécuritaire complexe. Le Premier ministre intérimaire, le colonel Abdoulaye Maïga, a souligné l’importance de cette priorité nationale : « L’amélioration de la santé des populations est une priorité absolue du gouvernement. »

Les enfants sont particulièrement vulnérables face aux lacunes du système de santé au Mali

Pourquoi la santé des enfants est-elle une priorité absolue ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le Mali peine à atteindre les objectifs de réduction de la mortalité infantile. Selon le Premier ministre, « le taux de mortalité infantile atteint 54 décès pour 1 000 naissances vivantes, 33 % des accouchements ont lieu hors d’un établissement médical, et seulement 45 % des enfants de 12 à 23 mois sont correctement vaccinés. »

De plus, 1 enfant sur 3 de moins de 5 ans souffre de retards de croissance, et seulement 40 % des nourrissons de moins de 6 mois bénéficient d’un allaitement maternel exclusif. Ces constats révèlent un système de santé en difficulté, aggravé par un manque de sensibilisation aux mécanismes de protection sociale.

Des mesures pour renforcer l’accès aux soins

Pour inverser cette tendance, les autorités misent sur plusieurs leviers :

  • L’extension de la couverture santé grâce à des programmes ciblant les populations défavorisées.
  • La formation des acteurs locaux pour améliorer la qualité des soins et la sensibilisation des familles.
  • Le renforcement des infrastructures médicales dans les zones reculées et les régions touchées par l’insécurité.

Le Mois de la santé, lancé en novembre, s’inscrit dans cette dynamique. Il permet de mettre en lumière les enjeux, favoriser les échanges entre décideurs et bénéficiaires, et impliquer davantage la population dans la gestion de sa santé.

Comme l’a souligné la ministre Diéminatou Sangaré, cette initiative offre un « cadre de communication et d’échanges pour mieux cerner les rôles et responsabilités de chacun. »

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