Algérie Tchad : une centrale électrique pour renforcer l’alliance stratégique

La pose de la première pierre d’une centrale électrique de 40 mégawatts, offerte par l’Algérie au Tchad, symbolise un tournant dans les relations entre Alger et N’Djamena. Cet événement, présidé par les Premiers ministres des deux pays, marque une étape concrète dans la concrétisation d’un partenariat bilatéral ambitieux.

Un projet d’envergure confié à Sonelgaz International

La réalisation de cette centrale s’inscrit dans le cadre des directives stratégiques du président algérien, Abdelmadjid Tebboune. L’infrastructure, équipée de turbines à gaz, vise à répondre aux besoins croissants en électricité du Tchad, notamment pour la capitale N’Djamena et ses environs. Le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables a confié ce projet à Sonelgaz International, filiale du Groupe Sonelgaz, garantissant ainsi une expertise technique de haut niveau. Lors de la cérémonie, le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, met en lumière l’importance de cette initiative pour la sécurité énergétique régionale. «Ce projet incarne la volonté politique de nos deux pays de bâtir un partenariat solide et durable, fondé sur la solidarité et le développement partagé», déclare-t-il.

Une alliance politique et économique renforcée

Sifi Ghrieb souligne que cette centrale électrique est l’une des premières concrétisations des accords signés lors de la visite officielle du président tchadien en Algérie en 2026. «Les échanges entre nos dirigeants ont permis de définir des programmes de coopération ambitieux, couvrant plusieurs secteurs clés, dont l’énergie», précise-t-il. Pour lui, cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large : «un espace africain intégré et prospère, où la coopération se traduit par des réalisations tangibles au profit des populations».

Le Premier ministre algérien réaffirme l’engagement de son pays à soutenir le Tchad dans ses efforts de développement, notamment dans les domaines vitaux pour améliorer le quotidien des citoyens. «L’Algérie et le Tchad partagent une vision commune : celle d’une Afrique unie, où la solidarité se matérialise par des projets concrets et mutuellement bénéfiques», ajoute-t-il.

Coopération africaine : vers une intégration continentale

Cette initiative s’inscrit dans une approche plus large d’intégration africaine. Sifi Ghrieb évoque d’autres projets structurants, tels que la route transsaharienne, l’interconnexion par fibre optique et le renforcement des infrastructures de transport aérien. «Ces réalisations désenclaveront nos régions intérieures et stimuleront les échanges commerciaux et les investissements», explique-t-il.

Il insiste également sur la nécessité de promouvoir «des solutions africaines aux problèmes africains», en respectant la souveraineté de chaque État. «Notre détermination à coordonner nos actions sur les questions régionales et continentales reflète cette conviction commune : l’unité de destin de nos peuples», déclare-t-il.

Un engagement pour la stabilité et la prospérité régionales

Le Premier ministre algérien réitère l’appui de son pays au Tchad, réaffirmant que «l’Algérie restera aux côtés de N’Djamena pour renforcer le partenariat bilatéral au service de la stabilité, du développement et de la prospérité des deux nations». Cet engagement s’inscrit dans une logique de coopération gagnant-gagnant, où chaque projet contribue à bâtir un avenir plus prometteur pour les citoyens des deux pays.

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