Abdourahmane diouf dénonce les dérives financières sous son mandat

Dans un discours marquant, l’ancien ministre Abdourahmane Diouf a mis en lumière les dysfonctionnements liés à l’allocation des fonds politiques et des crédits attribués à la Primature durant la période où Ousmane Sonko occupait ce poste. Son intervention survient à un moment charnière, alors que le paysage politique sénégalais connaît une recomposition majeure avec la dissolution du parti Awalé par son leader, qui a rejoint le nouveau mouvement Kiiraay, né de la fusion de 437 entités issues de l’ex-coalition Diomaye Président.

Des dépassements budgétaires révélés par l’ancien Premier ministre

En revenant sur les montants colossaux mis à disposition d’Ousmane Sonko, Abdourahmane Diouf a rappelé les chiffres officiels communiqués dès sa prise de fonction. « Il avait indiqué disposer de 1,77 milliard de francs CFA par trimestre », a-t-il précisé. L’ancien ministre a ensuite révélé une anomalie préoccupante : « Après l’épuisement de cette enveloppe, il a sollicité une rallonge supplémentaire… ce qui prouve clairement son insuffisance. »

Face à ces pratiques, Abdourahmane Diouf a exprimé son soutien à une transparence totale dans l’utilisation de ces fonds publics. « Je propose la création d’une commission d’enquête parlementaire, avec une couverture médiatique exhaustive, afin que chaque citoyen puisse savoir exactement à quoi cet argent a servi », a-t-il déclaré.

Une rupture avec l’opacité des années précédentes

Interrogé sur la différence de gestion entre Ousmane Sonko et le président actuel, Abdourahmane Diouf a salué l’approche adoptée par ce dernier. « Tous les Sénégalais connaissent l’existence des fonds politiques, ainsi que leur montant exact. Ce n’est plus un mystère », a-t-il affirmé d’emblée. Pour lui, l’innovation réside dans la fin de l’opacité qui entourait jusqu’alors ces crédits.

« Le président Diomaye a eu l’audace de s’exprimer publiquement devant la nation : “Les fonds politiques existent, et voici comment je les utiliserai.” Cela représente une avancée institutionnelle sans précédent », a-t-il souligné. Il a conclu en insistant sur le fait que cette transparence permet d’éviter toute suspicion : « Désormais, il est impossible de détourner ces fonds sans que cela soit exposé au grand jour. »

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