Le sort des supporters sénégalais emprisonnés au Maroc après la CAN : les efforts de Bassirou Diomaye Faye

Quatre mois se sont écoulés depuis la controverse finale de la Coupe d’Afrique des Nations, initialement gagnée par le Sénégal (1-0 après prolongation) mais finalement attribuée au Maroc (3-0) par le jury d’appel de la CAF. Malgré ce dénouement sportif, le sort des supporters sénégalais incarcérés à Rabat demeure inchangé. Bien que trois individus aient retrouvé la liberté, les principaux instigateurs des troubles, ceux ayant pénétré sur le terrain pour affronter le personnel de sécurité et les forces de l’ordre, pourraient bien prolonger leur séjour en prison au Maroc.

Interrogé lors d’une interview télévisée, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a abordé la délicate situation des fans des Lions de la Teranga, condamnés à des peines allant de six mois à un an de détention. Le chef d’État a vigoureusement déclaré : « Il serait erroné de croire que nos efforts pour nos supporters détenus au Maroc sont insuffisants. Ils bénéficient de mon soutien inconditionnel. »

Les démarches du président sénégalais auprès du roi du Maroc

Depuis l’incident du 18 janvier à Rabat, les autorités sénégalaises ont multiplié les initiatives pour obtenir la libération des supporters arrêtés. Bassirou Diomaye Faye a souligné : « Nous devons respecter la souveraineté judiciaire d’autrui. Cependant, nous estimons que ces condamnations sont à la fois sévères et inéquitables. Généralement, de telles affaires se règlent par des amendes ; ici, cela excède manifestement le simple cadre sportif. »

Face à l’intransigeance de l’Empire chérifien, choqué par la violence des scènes observées lors de cette compétition majeure, le gouvernement sénégalais s’est efforcé d’apaiser les relations. Le Sénégal n’a pas contesté les jugements de la justice marocaine. Le président a révélé avoir sollicité directement le roi du Maroc, Mohamed VI, pour une grâce présidentielle en faveur des supporters sénégalais. « Nous avons initié une médiation impliquant toutes les parties concernées, allant jusqu’à mobiliser le domaine religieux », a-t-il détaillé. Malgré ces démarches, le dossier demeure malheureusement bloqué.

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